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On vit dans une société où les sollicitations sont de plus en plus nombreuses. Beaucoup d’entre nous cherchent à optimiser leur temps afin de s’accomplir aussi bien dans leur vie professionnel que dans leur vie privée.

Plutôt que de chercher à optimiser votre temps, je vous propose ici d’optimiser votre quantité d’énergie. Car elle est le moteur de nos actions, elle est la base de notre accomplissement individuel et collectif. Sans énergie on fait du sur place, on se laisse porter par le courant. La médiocrité pointe le bout de son nez.

Équilibre fragile comme tout ce qui est précieux, l’énergie diminue si on la sur-utilise mais aussi quand on la sous-utilise.

J’essaye de vous présenter ici les fondations nécessaires au maintien d’un niveau d’énergie optimal et ce sans apologie d’aucune substance illicite ou de divers stimulants.

Respecter les rythmes biologiques

Nous fonctionnons de manières rythmiques, c’est-à-dire que nous alternons naturellement des moments d’éveils où notre esprit est alerte, apte à la réflexion, capable de créativité, suivis de baisse de régime où tout nous parait plus difficile.
Le rythme biologique dont nous sommes tous conscient, sans forcément savoir le nommer, est le rythme circadien. D’une durée d’environ 24h, il régit l’alternance entre l’éveil et le sommeil.
Mais un autre rythme, moins connu lui, agit en arrière-plan sans éveiller nos soupçons : c’est le rythme ultradien.
Plus rapide que son ainé, il se répète par cycle d’environ 90 minutes pouvant aller jusqu’à deux heures. A la fin de ces 90 minutes, le cerveau commence à balbutier, il est à la traine. La persistance est ici une mauvaise stratégie, elle vous fait perdre une énergie considérable que vous ne récupèrerez pas par la suite. Vos capacités diminue alors progressivement jusqu’à la limite de l’abrutissement. Travailler plus pour gagner plus disait-il. Et pourquoi ne pas travailler mieux ?
Au lieu de persister, il est temps de prendre une pause, une vraie ! 15-20 minutes est la durée qui semble revenir le plus souvent dans les études faites à ce sujet.

Nutrition

La glycémie

La glycémie c’est le taux de glucose sanguin. En effet, le glucose est l’un de nos principaux carburants. Pour maintenir notre niveau d’énergie au cours de la journée il faut la surveiller comme le lait sur le feu. Les aliments ne sont pas tous égaux, certains ont ce qu’on appelle un indice glycémique élevé, c’est-à-dire que tous les sucres qu’ils contiennent arrivent très vite dans notre sang.
Il y a donc un pic élevé de glycémie pendant une courte durée, suivit d’une chute brutale. La perte d’énergie ressentie aura tendance à être compensée par l’ingestion d’une nouvelle dose de sucre. On entre alors dans un cercle vicieux qui, comme vous l’imaginez, est loin d’être optimal.
C’est pour cela qu’il vaut mieux privilégier les aliments à faible indice glycémique qui permettent une assimilation plus lente dans l’organisme et donc une énergie plus durable. Voici un tableau pour vous aider à choisir : http://www.lanutrition.fr/bien-comprendre/le-potentiel-sante-des-aliments/index-et-charge-glycemiques/tableau-des-index-glycemiques.html

5 ou 6 petit repas par jour

Plutôt que de manger 3 repas copieux par jours, il est aussi conseillé de manger plus souvent et en plus petites quantités. Ceci aura deux effets : maintenir votre glycémie et éviter le gros coup de barre d’après déjeuner qui est simplement signe qu’on a trop mangé. C’est une technique très rependue chez les sportifs, en particulier ceux pratiquant la musculation.
Là où cela devient vraiment intéressant c’est quand on commence à coordonner ses repas avec le rythme ultradien présenté en début d’article. Le gain en productivité est assez époustouflant, on a l’impression de pouvoir travailler sans limite et surtout sans perte de lucidité.

Le choix des aliments

On a vu qu’il valait mieux privilégier les aliments à faible indice glycémique. Mais y a-t-il d’autres règles à suivre ?
De manière générale, on peut dire que pour avoir un niveau d’énergie optimal, il faut manger sainement. Mais qu’est-ce que manger sainement ?

[lists style= »1″ title= »Voici quelques recommandations :  » tag= »h4″]
[lists_item]Chercher la densité nutritionnelle. On parle aussi d’éviter les « calories vides ». La densité nutritionnelle c’est le rapport entre la quantité de nutriments (vitamines et minéraux) et la quantité de calories. Les légumes et les fruits ont un rapport élevé alors que les pâtisseries et les fast-foods un rapport très bas.[/lists_item]
[lists_item]Limiter les plats pré-cuisinés qui contiennent souvent beaucoup d’additifs et des produits de mauvaise qualité. [/lists_item][/lists]

Rester hydrater

La déshydratation, même légère, produit une baisse des capacités physiques et mentales. Boire beaucoup d’eau (environ 2 litres par jour) à intervalles réguliers reste de loin la meilleure manière de rester hydrater, les autres boissons (sodas, jus, lait…) ayant un pouvoir hydratant beaucoup moins élevé.

Activité physique

C’est peut être contre-intuitif pour beaucoup d’entre nous, mais dépenser de l’énergie nous permet en fait d’en produire plus.
L’activité physique permet une augmentation de la circulation d’oxygène dans notre organisme, la sécrétion d’endorphines et la circulation de la lymphe. Les effets sont nombreux : plus d’énergie, un esprit plus clair, une meilleure capacité à se concentrer, une sensation de bien-être, une évacuation des toxines et donc une meilleure santé générale.
La seule contrainte est de faire attention au surentrainement qui aura les effets inverses de ceux recherchés.
Si vous n’êtes pas déjà drogué au sport, je vous conseille de commencer par des séances d’intensité moyenne (footing, rameur, vélo) de 20-30 minutes tous les deux jours.

Sommeil

C’est peut être le point le plus important et pourtant au combien délaissé. Le sommeil ne permet pas seulement de récupérer nos forces, il permet de traiter, d’organiser les informations reçus pendant la journée et d’assurer notre équilibre psychique. Pas étonnant que la privation de sommeil soit un moyen de torture très répandue. Un manque de sommeil chronique entraine une baisse marquée de nos capacités cognitives.

[lists style= »1″ title= »Quelques recommandations : » tag= »h4″]
[lists_item]Afin de vous endormir plus facilement, il est conseillé de quitter tous vos écrans (ordinateur, TV) au minimum 30 minutes avant d’aller se coucher.[/lists_item]
[lists_item]Les besoins moyens pour un adulte se situent entre 7 et 8 heures de sommeil par nuit, essayez de les respecter.[/lists_item]
[lists_item]Essayez de vous coucher et de vous lever à heure fixe. Encore une fois, l’organisme fonctionne rythmiquement. Plus vous serez régulier, plus il pourra anticiper et améliorer aussi bien votre capacité à vous endormir rapidement que celle de vous réveiller en pleine forme. [/lists_item]
[lists_item]Faire la sieste ! C’est assez tabou, mais ce n’est pas réservé aux enfants. C’est un moyen simple et efficace de récupérer vigilance et attention. Certaines entreprises Japonaises l’incluent même dans leurs emplois du temps. Le but n’est pas de s’endormir profondément mais au contraire de somnoler pendant 15-20 minutes. Passé ce temps, vous risquez d’entrer en sommeil profond et d’être dans le coaltar au réveil !

Petit bonus, c’est dans ces moments de somnolence légère que notre cerveau libère sa créativité. A tester quand vous êtes en panne d’inspiration. [/lists_item][/lists]

Les effets positifs du stress

Chez les anglo-saxons, il existe deux termes « eustress » et « distress » qui qualifient les notions de stress positif et de stress négatif. Dans notre culture on a un peu trop tendance à se focaliser sur la dimension négative, alors que le stress est bénéfique à bien des égards !
Moi-même et certains de mes collègues avons longtemps été motivés quasi-exclusivement par le stress dans nos études supérieures ainsi que dans nos premières expériences professionnelles. Une dose régulière assure motivation et énergie et nous permet de nous dépasser. Au contraire, chercher à le fuir à tout prix conduit lentement et inexorablement à la léthargie.

Conclusion

En respectant ces fondamentaux, vous fonctionnerez enfin à plein régime.
Essayez de tenir le rythme pendant 30 jours, c’est en général le temps nécessaire à la mise en place d’une nouvelle habitude

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