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Tenir un journal… Toute une imagerie de jeune fille en fleur, naïve et pleine d’espoir, accompagne ces quelques mots! Ce que je vous propose, ici, c’est d’abandonner cette image fleur bleue et romantique car elle est désuète et injuste. A la place, remplaçons-la par l’idée, à la fois, plus simple et plus vaste, d’écrire pour réussir. C’est-à-dire, celle de tenir un journal pour avancer dans la vie. Point, c’est tout! Ce journal vous servira d’outil de développement personnel et ou professionnel. Il sera évidemment intime à un certain niveau, puisqu’il est personnel, mais il ne sera pas que cela. Il vous servira, avant tout, à mieux gérer vos projets, pour atteindre vos buts et vivre la vie que vous voulez vraiment.

Je tiens un journal de ce type depuis mars 2003. Dix ans, déjà! Mais si ce recul, tout personnel, ne vous suffit pas, je vous propose des noms plus célèbres que le mien : Leonard DeVinci, Kafka, Emerson, Isaac Newton, Charles Darwin, Beethoven, Benjamin Franklin, Rockefeller, Edison… Ou encore, quelques écrivains célèbres tels que Lewis Carroll, Mark Twain ou Hemingway. On peut aussi citer une grande partie des président des Etats-Unis. Pour les amoureux de développement personnel, je citerai Tony Robbins ou Eben Pagan parmi d’autres. Pour des exemples plus riches en paillettes, je citerai Kurt Cobain, Madonna ou, encore, George Lucas et Larry David.

Certaines de ces personnes tenaient un journal au sens le plus classique du terme. D’autres étaient constamment accompagnées d’un carnet de notes. Mais l’idée reste la même : ces personnes ne se contentaient pas de leur cerveau, de leur réseau ou de leur argent pour réussir dans la vie. Elles écrivaient!

Nous pouvons et devrions, en effet, profiter au maximum du support papier ou informatique pour : capturer nos idées avant de les perdre, mettre au propre nos réflexions, prendre du recul sur nos actions, mesurer notre évolution et, dans l’ensemble, mieux nous connaître et mieux penser.

Ecrire permet, en effet, de penser sur le papier. C’est là que réside toute la valeur et la beauté de cet outil.

Ecrire nous permet donc tout cela et tenir un journal nous offre la régularité et le recul indispensables pour le faire très, très bien.

Voyons donc quelques exemples concrets de la manière dont vous pouvez utiliser un journal pour écrire et pour réussir.

Valeur thérapeutique du journal

Premièrement, il y a une valeur thérapeutique dans l’écriture. C’est sans doute l’aspect le plus dramatique et le plus salvateur. C’est un aspect qu’il serait dommage de négliger même si c’est celui-là même qui donne souvent une image trop fleur bleue à l’ensemble. Allons donc au-delà des apparences pour voir la vraie valeur qu’il y a à écrire pour aller mieux.

En nous permettant de nous autoanalyser, un journal nous permet d’abord de prendre du recul par rapport au passé. Cela nous permet de nous libérer de nos vieux démons et c’est moins cher qu’une psychanalyse! Qui plus est, vous êtes certain, en écrivant, puis en vous relisant, d’avoir affaire à quelqu’un qui se préoccupe vraiment de vous et veut réellement que vous alliez mieux. Sans dépendance, sans dilapider votre argent et avec le bénéfice supplémentaire que cela vous enseigne à écrire.

Ecrire dans un journal permet, aussi, de mieux se connaître soi-même. N’est-ce pas ce que beaucoup d’entre nous sont partis cherché en piochant leur premier livre de développement personnel? Probablement. En écrivant ce que nous pensons, ce que nous ressentons, ce que nous voulons… et en le faisant régulièrement : nous finissons par observer des motifs. Nous comprenons mieux ce qui nous influence et nous motive. Ce qui nous soutient et ce qui nous mine. Ce qui correspond à nos attentes et ce qui n’est qu’une perte de temps.

Enfin, il y a une valeur thérapeutique toute simple dans l’écriture : le joie et le plaisir de se plaindre! Parfois, c’est tout ce dont nous avons besoin! Qui veut écouter vos problèmes à longueur de temps? Personne et ceux qui supportent vos plaintes sont, certes, de bons amis, mais vous ne leur faites pas un cadeau. Bref, parfois, se lâcher et lister tous nos malheurs est une excellente manière de nous soulager d’un poids et de repartir du bon pied. Le journal reste un auditeur imperturbable pour cela, vous pouvez tout y raconter!

Le journal pour apprendre à écrire

Tenir un journal nous permet de développer notre écriture. Nous vivons à l’ère de la communication et être capable d’écrire clairement, de manière cohérente, voire éducative ou agréable, est devenu une nécessité. Ecrire beaucoup nous entraîne non seulement à l’art d’écrire mais, dans l’ensemble, à l’art de communiquer. Cela aura un impact sur notre communication et notre aise à l’oral, qu’il s’agisse de donner une présentation, de passer un entretien ou de rapports sociaux plus informels. Communiquer clairement est une des principales clefs du succès puisque cela nous aide non seulement à convaincre mais, aussi, à élargir notre réseau de connaissances. Tenir un journal a ainsi un effet certes indirect, mais certain, sur tout cela.

Qui plus est, nous sommes beaucoup trop nombreux à sortir du système scolaire avec des lacunes en français. En plus de travailler sur notre éloquence, nous pouvons donc aussi travailler sur notre français lui-même. Nul besoin d’être un maniaque en orthographe et en conjugaison. Simplement, nous relire et répondre à nos propres doutes sur tel ou tel point de français (le moteur de recherche est votre ami) nous permet, au fil de l’eau, graduellement, d’améliorer énormément la qualité de notre français.

Enfin, tenir un journal nous entraîne, globalement, à écrire mieux, à écrire plus et plus vite. En terme de productivité, que vous créiez des produits, teniez un blog, travailliez beaucoup par e-mail ou toute autre situation ou le texte règne, c’est un atout important.

Prendre des décisions et suivre nos projets

Enfin, le journal est un fabuleux outil d’aide à la décision. Vous êtes-vous jamais retrouvé dans une situation où vous ne saviez pas quoi faire? Face à trop d’options, il est facile de se sentir débordé voire de saturer avec, pour résultat, un sentiment de paralysie et une incapacité à agir.

Tenir un journal, en nous permettant de mieux nous connaître et de prendre du recul sur nos actions passées, nous aide beaucoup. Je ne dis pas que vous pourrez prendre toutes vos décisions facilement et comme par magie dès l’ouverture de votre journal. Non. En revanche, ce qui est certain, c’est que, à force d’écrire, vous développerez, déjà, votre sens critique, ce qui vous amènera à prendre de meilleures décisions. Vous saurez aussi également mieux qui vous êtes et ce que vous attendez de la vie, ce qui permet évidemment de prendre des décisions plus éclairées. Enfin, en prenant l’habitude de réfléchir sur le papier (ou, plutôt, sur ordinateur), vous développerez cette qualité qui consiste à voir un problème sous de nombreux angles, ce qui nous donne de la perspective et nous donne vraiment conscience de nos options et dans quoi nous nous engageons. Bien voir un problème, c’est bien souvent déjà trouver sa ou ses solutions.

Enfin, par définition un journal est un système de suivi. Il est donc naturel d’en faire un système de suivi de vos projets et c’est sans doute là que repose la principale différence entre tenir un journal intime et tenir un journal pour réussir (certains appellent cela tenir un journal de bord ou tenir un journal de bord professionnel).

Notez vos projets, notez vos buts dans la vie, notez tout ce que vous voulez faire. Ce que vous voulez apprendre, ce que vous voulez voir avant de mourir, ce que vous voulez accomplir. On ne peut jamais tout faire à la fois mais il est toujours plus facile d’avancer lorsque l’on a déjà défini (voire simplement avoué!) nos buts.

Le journal, de par sa nature chronologique, vous permettra de vous fixer des buts dans le temps, de mesurer vos progrès et vous donnera aussi la satisfaction de voir où vous étiez il y a quelques années et tout ce que vous avez accompli dans intervalle. C’est un plaisir certain et cela nous conforte dans notre capacité à agir et à faire ce que nous désirons de notre vie. Parfois, vous serez face à des murs de frustration car tout semblera aller bien trop lentement à votre goût mais le journal, alors, sera aussi un outil pour faire le point sur ce qui a fonctionné et sur ce qui a moins bien fonctionné. Cela nous permet de prendre du recul et de faire le point sur nos différentes options, pour avancer.

[lists style= »1″ title= »Conseils à respecter » tag= »h2″ ]
[lists_item]Utiliser un format électronique[/lists_item]
[lists_item]Inclure la date (voire l’heure et le lieu)[/lists_item]
[lists_item]Ne pas filtrer ce que l’on dit[/lists_item]
[lists_item]Se relire plus tard[/lists_item]
[lists_item]Utiliser un système de mots-clefs[/lists_item]
[lists_item]Faire un point mensuel[/lists_item]
[/lists]

Utiliser un format électronique

Il est important d’utiliser un format électronique pour tenir votre journal car la valeur de celui-ci provient de la possibilité de le relire pour, soit retrouver une idée, soit prendre du recul sur ce qu’on a déjà écrit. Il y a une raison pour laquelle une bonne partie des personnes célèbres citées au début de cet article se promenaient avec des carnets : on ne va pas se promener avec le plus gros ouvrage jamais écrit de notre vie sous le bras! Ils ne disposaient pas de la chance du support électronique et de l’outil informatique, qui vous permet d’emporter des millions de mots avec vous si vous le désirez. Imaginez le travail de titan pour retrouver une note parmi des milliers de pages. Je tiens mon journal depuis 10 ans déjà et celui-ci contient actuellement 993 389 mots! Au format A4, cela représente plus d’un millier de pages. Dans de telles conditions, les formats papier et électroniques sont incomparables. Le fomat papier a certes une valeur romantique mais pas du tout pratique.

Je vous conseille d’opter pour un format texte brut. Evitez les fichiers Word et similaires (OpenOffice, etc.) qui, en plus d’être lents, finissent généralement par planter et vous faire perdre votre travail par la même occasion. En particulier, une fois que le fichier atteint une taille « importante ». Personnellement, j’utilise EditPlus avec bonheur depuis le début.

Gardez un format simple (le format texte brut vous encourage à cela aussi). Pas besoin de mises en page sophistiquées qui ne seraient que distractions. Personnellement, j’écris des paragraphes de quelques lignes. Je saute une ligne de plus entre les paragraphes quand je change de sujet. Et je mets quelques sauts de ligne supplémentaires (5 au total) entre deux entrées de mon journal.

Votre journal risque de devenir le fichier le plus précieux que vous ayez et vous ne voudrez pas perdre ce que vous avez écrit. Un système comme DropBox permet de maintenir des copies de sauvergarde automatiquement et de les synchroniser entre différents appareils. Qui plus est, DropBox offre gratuitement 2 GO sans abonnement.

L’autre avantage du format électronique est de pouvoir emporter vos notes ou votre journal partout avec vous. Avec DropBox et une application pour smartphone, c’est très facile. Personnellement, j’ai testé avec succès Jota Text Editor et Dropsync pour cela sur Android.

Inclure la date (voire l’heure et le lieu)

Gardez les choses simples, donc, mais, au minimum, indiquez la date! Les informations de votre journal n’ont de valeur qu’en fonction de votre expérience actuelle et celle-ci augmente (je l’espère pour vous!) constamment. Bref, vos réflexions d’aujourd’hui n’auront pas la même maturité que celles de dans 5 ans, d’où l’importance de noter la date.

Personnellement, j’aime utiliser le format suivant : JOUR AAAA-MM-JJ HH:MM – VILLE. Cela donne, par exemple :

2013-09-04 15:16 – Nijni-Novgorod

J’utilise différentes langues dans mon journal et voyage beaucoup et cela me permet de m’y retrouver parmi les formats de date et de rafraîchir ma mémoire sur où je me trouvais ce jour-là. (Si vous utilisez EditPlus, allez dans le menu Edit > Insert > Customize Date/Time et utilisez cette formule : $(yyyy)-$(MM)-$(dd) Partant de là, le raccourci Ctrl-D vous permet d’insérer la date. Le raccourci Ctrl-M vous permet d’insérer l’heure et les minutes.)

Ne pas filtrer ce que l’on dit

Ecrire fait parfois peur. L’angoisse de la page blanche survient, on ne sait pas quoi dire. On se juge et cela tue notre côté créatif et spontané. La solution est toute simple : ne vous jugez pas! Ecrivez sur le ton de la conversation. Ce n’est pas une compétition. C’est quelque chose que vous faites pour vous. Laissez-vous allez, donc. Prendre les choses sur le ton de la conversation permet de s’y mettre sans effort. Comme vous avancez et écrivez régulièrement, évidemment, il sera plus facile de penser par écrit et d’écrire librement mais chaque chose en son temps. Dans la quantité, il y a la qualité. Commencez par écrire beaucoup pour vous lâcher et vous décomplexer. Recherchez-y un espace de liberté. Il devient alors fréquent d’y atteindre le flow et écrire devient progressivement une seconde nature.

Relisez-vous plus tard

Ce conseil est le cousin du précédent. Ne vous relisez pas immédiatement. Le but est de penser par écrit. Se relire trop ou trop tôt nous rend trop critique envers nous-même et empêche créativité et spontanéité.

La relecture interviendra donc plus tard, une fois que les choses ont reposé un peu. C’est, d’ailleurs, seulement alors que vous pourrez voir les choses sous un jour nouveau et profiter d’un certain recul. C’est alors que vous verrez de nouvelles solutions à vos problèmes passés et pourrez apprendre quelque chose de constructif.

Un exemple : lorsque l’on est frustré par un événement, il peut être tentant d’écrire dans son journal et de se lâcher pour se soulager. Lorsque vous vous relisez un mois ou deux plus tard et que la passion de l’instant est retombée, c’est alors que vous serez prêt à tirer des leçons de vos comportements, pour les modifier et avoir de nouvelles options.

Un autre exemple. En écrivant régulièrement sur l’activité de l’entreprise que vous gérez, par exemple, et en relisant les mois précédents de temps en temps, vous finirez pas distinguer lesquelles de vos hypothèses étaient bonnes ou bien de quelles options vous disposez. Ce qui était flou dans l’incertitude du moment présent, deviendra clair avec le recul d’expériences plus récentes. Cela vous entraînera aussi, à moyen terme, à distinguer les vraies bonnes opportunités des mauvaises idées.

Utilisez des balises

Utilisez un système de mots-clefs, j’appelle cela des balises (« tags » en anglais). Pour cela, avant de commencer un paragraphe sur un sujet précis, écrivez un mot-clef en majuscules et entre deux astérisques.

Par exemple, j’utilise énormément les balises suivantes : *TRAVAIL* (sur mon travail actuel), *LANG* (sur les langues vivantes que j’apprends, *LANG*RU pour le russe, *LANG*HU* pour le hongrois), *BUSINESS* (un point mensuel sur mon entreprise), *TEMPS* sur ma gestion du temps, *MOTIVATION* sur la gestion de la motivation et ainsi de suite. Il y a aussi *SPORT*, *GUITARE* ou des dizaines d’autres sujets comme cela, qui parlent d’eux-mêmes. Faites de même pour vous, en fonction de vos activités et projets.

L’intérêt à tout cela est que cela permet de naviguer le journal sur un thème précis, sans avoir à TOUT relire à chaque fois! C’est un outil de suivi. Lorsque je veux faire le point sur mon évolution en langues, par exemple, je n’ai plus qu’à chercher le mot *LANG* dans mon journal.

Faites un point mensuel

C’est une technique que je recommande pour les projets sur lesquels vous voulez VRAIMENT avancer. Tenir un journal prend du temps, alors il est nécessaire de choisir ses priorités (et le journal lui-même, bien sûr, devrait vous aider à définir vos priorités).

Prenez un thème qui vous tient à cœur et faites le point dessus une fois par mois, mettons le premier de chaque mois. Cela vous permettra de voir où vous en êtes et de définir votre plan d’action pour le mois à venir. Cela orientera aussi votre écriture tout au long du mois, avec pour objectif de réaliser les missions que vous vous êtes fixées sur votre thème. C’est une technique simple mais la régularité paye. Mesurer ce que l’on fait nous permet de l’améliorer. Notez l’adage suivant quelque part (par exemple… dans votre journal?!) :

Tout ce qui se mesure s’améliore

C’est une technique que j’utilise de manière plus récente que les autres mis qui m’a permis de faire décoller mon business en ligne.

 

Voilà, c’est tout pour l’instant. Foncez ouvrir votre journal si ce n’est déjà fait et faites-vous plaisir à progresser dans vos projets! Partagez votre expérience avec nous ci-dessous, dans les commentaires.

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