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Là, je suis assis sur mon bureau et je mange du chocolat. Vous, vous êtes surement assis quelque part entrain de lire cet article. Nous sommes pourtant, vous et moi des êtres humains, câblés pareil, alors pourquoi faisons nous des choses différentes à cet instant précis ?

La question peut paraître ridicule mais elle est pourtant essentielle. Nos actions sont liées en grande partie à notre environnement (J’ai sur mon bureau, juste devant moi, une tablette de chocolat et vous probablement non). Elles sont aussi liées à nos expériences passées (j’ai toujours aimé le chocolat) et à bien d’autres facteurs évidemment.

Une fois de plus, il n’y a pas de formule magique qui dit que que si vous faites A, B et C , les gens vont automatiquement faire l’action que vous souhaitez qu’ils fassent et ce même si ils le souhaitent eux même. Nous sommes tous des individus uniques plongés dans des environnements tout aussi singuliers et notre processus de prise de décision est complexe, confus et plein de surprises.

Mais rassurez vous, au sein de ce chaos, il y a une logique. S’il est illusoire de croire qu’on peut grâce à cette logique forcé quelqu’un à faire quelque chose, il est cependant possible de mettre en places les conditions optimales pour l’aider à le faire.

Pour mieux comprendre les différentes étapes du processus de passage à l’action, nous allons prendre un exemple précis : Faire un jogging.

 Il existe 5 conditions nécessaires au passage à l’action.

 1) Signal déclencheur

Tout d’abord, l’idée de sortir dehors pour faire un jogging doit traverser notre esprit. Pour cela, on a besoin d’un signal. Cela peut être la lecture d’un article sur les bienfaits de la course, la vue de notre silhouette devant un miroir ou n’importe quoi d’autre.

2) Réaction intuitive

Une fois que l’idée nous traverse l’esprit, nous avons une réaction automatique et intuitive. Aller courir dehors, est ce une expérience agréable ? Comment ça s’était passé la dernière fois ? Est ce que je me vois le faire ?

3) Evaluation consciente

Ensuite arrive l’évaluation consciente. Vous évaluez d’une manière rationnelle les coûts et les bénéfices(même brièvement). Qu’est ce que j’ai à y gagner ? Est ce que l’effort nécessaire en vaut le coup ?

4) Possibilité pratique

Lors de la 4ème étape, on se demande si on a la possibilité pratique d’accomplir l’action. Dans notre exemple, avons nous des baskets , une tenue de sport ? … Si c’est non, il faudra d’abord résoudre ces problèmes logistiques.

5) Timing Adéquat

Et enfin , il y a notion critique du timing . Est ce le bon moment ? Dois je y aller maintenant ou après la fin de mon émission de télé ? Est ce vraiment urgent ? Y a-t-il un meilleur moment pour le faire ? Quelles sont mes priorités, là tout de suite ?

 

Ces processus mentaux s’exécutent évidement de manière très rapide et pas toujours dans cet ordre précis. Mais ce qu’il est important de retenir est que si une action répond à ces 5 conditions alors elle peut se déclencher dans l’instant. On peut les voir comme des tests qu’une action doit passer avec succès avant de s’exécuter. Donc si vous souhaitez terminer votre émission de télé avant de faire votre jogging, vous pouvez certainement le faire oui mais plus tard quoi qu’il arrive il faudra de nouveau répondre aux 5 conditions afin d’agir. Et là, il est possible qu’une autre urgence ait pris le pas (il faut promener le chien) ou qu’il n’y ait plus de signal déclencheur (Vous avez oublié et vous êtes passé à autre chose).

Pour des actions habituelles qu’on fait par définition régulièrement, le processus est heureusement bien plus court et simple. Les deux premières étapes sont les plus importantes (le signal déclencheur et la réaction intuitive) et la faisabilité est évidemment essentielle. L’évaluation consciante et le bon timing peuvent aussi jouer un rôle mais bien moindre puisqu’on est en autopilote.

Pour résumer, nous pourrions visualiser la phase de prise de décision avant action comme un tunnel contenant des tests, chaque nouvelle idée se doit de passer l’ensemble des tests avant d’être convertie en action. Anticiper et résoudre  les points d’accroche est un bon moyen d’optimiser le passage à l’action.

 

[lists style= »1″ title= »Dans notre exemple précédent du jogging, cela pourrait donner concrètement: » tag= »h4″]

[lists_item] Mettre ses baskets devant la porte d’entrée ou choisir un fond d’écran sur son téléphone en rapport avec la course (signal déclencheur)[/lists_item]

[lists_item] Se visualiser entrain de courir et y ressentir du plaisir (réaction intuitive)[/lists_item]

[lists_item] Lire des articles sur les bienfaits de la course sur l’organisme(évaluation consciente)[/lists_item]

[lists_item] Préparer ses affaires de sports à l’avance et son parcours (possibilité pratique)[/lists_item]

[lists_item] Se réveiller 30 minutes à l’avance pour être sûr d’avoir le temps, le jogging sera notre priorité numéro une à cet instant de la journée (Timing adéquat)[/lists_item][/lists]

Schéma récapitulatif:

Capture d’écran 2014-08-20 à 01.32.00

 

 

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