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J’ai décidé d’inaugurer une nouvelle rubrique nommée « Divertissement », terme à connotation négative, du moins dans l’univers Manger Du Lion, puisqu’il est considéré comme un ennemi qui nous éloigne de notre travail. Cependant, même dans le souci d’une recherche d’efficacité, il serait ridicule de défendre un idéal monastique, il faut aussi savoir se reposer et se divertir. Cela fait parti intégrante de notre vie.

Cependant, il y a des divertissements que je juge plus propice à notre épanouissement. Il y a des activités ou des œuvres culturelles qui de manière indirect nous poussent vers nos objectifs.

Je vais donc ici vous présenter des films, des livres, voir même des albums de musique ou de BD qui ont tous un point commun : Ils nous motivent, nous donnent de l’énergie. Je considère à titre personnel qu’une nourriture culturelle régulière est bien plus qu’une béquille dans notre route vers l’efficacité. On y puise de la force, de l’inspiration et des modèles. C’est carrément vital !

Pour ce premier article du genre, j’ai décidé de vous parler de Conan le barbare de John Milius. Un film cultissime, qui durant très longtemps a été la référence absolue en terme d’héroïque fantaisie.

Tout d’abord pour nous mettre dans l’ambiance, on va débuter par une évocation des cimmériens par Ernest Renan dans sa prière sur l’Acropole :

 « Je suis né, déesse aux yeux bleus, de parents barbares, chez les Cimmériens bons et vertueux qui habitent au bord d’une mer sombre, hérissée de rochers, toujours battue par les orages. On y connaît à peine le soleil ; les fleurs sont les mousses marines, les algues et les coquillages coloriés qu’on trouve au fond des baies solitaires. Les nuages y paraissent sans couleur, et la joie même y est un peu triste ; mais des fontaines d’eau froide y sortent du rocher, et les yeux des jeunes filles y sont comme ces vertes fontaines où, sur des fonds d’herbes ondulées, se mire le ciel. »

Ce film nous raconte les aventures de « Conan le cimmérien », personnage imaginé par l’écrivain américain Robert Howard. L’action se déroule dans un passé mythique, appelé l’« Âge hyborien », situé entre la chute de l’Atlantide et l’émergence des anciennes civilisations (Sumer, l’Egypte, la Grèce…). C’est un univers enchanté plein de magie et de mystères. Certes le film a bien vieilli sur certains points comme les effets spéciaux mais il possède un vrai souffle héroïque, quelque chose de puissant qui nous porte.

Encore petit garçon, Conan assiste au massacre de sa famille et à la destruction de son village par une armée maléfique dirigé par le guru et magicien Thulsa Doom. Lui est capturé comme esclave, déporté vers le nord et enchainé à la roue de la douleur, un moulin à traction humaine.

roue de la douleu

Le temps passant, obligé à pousser cette immense roue en bois à longueur de journée, Conan va devenir une sorte de colosse à la musculature démesurée. Repéré comme tel, il sera revendu et utilisé comme gladiateur. C’est dans les arènes qu’il va apprendre à combattre et à tuer. Le sang, la vie, la mort n’auront alors plus aucune importance pour lui.

Elevé comme un animal, il va devenir un animal. Naïf et cruel à la fois, Il reste presque toujours silencieux et ne montre jamais d’émotions. (Pour le coup, le manque d’expression de Schwarzenegger a ici une utilité).

Pour résumer, Conan le barbare est un opéra sanglant et jubilatoire où on suit la métamorphose d’un enfant en combattant.

D’esclave, il va devenir vagabond, puis va partir dans une quête de vengeance. Je ne suis pas un adepte de la vengeance mais ici, il faut l’avouer, c’est cathartique !

Au-delà de l’aventure et de cet univers enchanté qui porte le film (notamment grâce à la musique de Basil Poledouris qui déchire les enfers) ce que j’y trouve de particulièrement intéressant, c’est le personnage de Conan. Un homme qui agit. Il ne se lamente jamais sur son sort. Sa mère est décapité devant ses yeux, la femme qu’il aime va lui mourir dans les bras mais jamais on ne le verra verser ne serait ce qu’une larme. C’est un parti pris plutôt rafraichissant, à l’encontre du sentimentalisme mielleux contemporain. Un héros viril, nietzschéen (le film débute d’ailleurs par une citation de Nietzsche) et qui est parfaitement résumé par sa prière avant son ultime bataille :

« Crom, je ne t’ai jamais prié jusqu’ici. Je n’avais pas les mots pour. Personne, pas même toi ne se souviendra si nous étions des hommes bons ou mauvais. Pourquoi nous nous sommes battus, pourquoi nous sommes morts. Non, tout ce qui compte c’est que deux ont fait face à beaucoup, c’est cela qui est important. Tu aimes le courage, Crom. Alors, accorde moi une requête. Accorde moi la vengeance. Et si tu n’écoutes pas, VAS AU DIABLE!»

 

 

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