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Le cerveau humain jongle constamment entre 2 états bien distincts, l’état dit de haute concentration et l’état dit de faible concentration ou de repos, qu’on pourrait aussi appelé « état par défaut ». Tout au long de cet article nous allons parler de mode « concentré » et de mode »diffus » pour faire référence à ces états cérébraux. On passe fréquemment d’un état à l’autre tout au long de la journée en fonction de nos activités. Mais ce qu’il faut comprendre, c’est qu’on est soit dans l’un , soit dans l’autre, ces deux modes ne peuvent pas fonctionner en parallèle.

Le mode diffus fonctionne doucement en arrière plan lorsque nous ne sommes pas activement concentré sur quelque-chose.

Le mode concentré est lui indispensable pour tout ce qui est résolution de problème immédiat comme par exemple faire une addition. Il a un fonctionnement séquentiel ,analytique et rationnel. Il est associé au cortex préfrontal.

Attention cependant, le mode diffus est lui aussi essentiel à la résolution de problèmes puisque c’est lui qui nous permet d’accéder à de nouvelles perpectives et à des idées originales. Cela arrive lorsqu’on détend son esprit et qu’on laisse ce dernier simplement divaguer. Cet état plus relax va utiliser des zones plus vastes de notre cerveau puisque à la différence du mode concentré, celui ci n’est pas cantonné à une zone précise. Le mode diffus va utiliser les bases mis en place par la pensée concentrée et permettre un dépassement. D’où d’ailleurs aussi l’importance de bien poser un problème avant de se mettre à divaguer.

La professeur américaine Barbara Oakley utilise une métaphore que je trouve particulièrement efficace pour expliquer les différences entre ces deux processus cérébraux. Il s’agit du jeu de flipper.

La boule représente une pensée et les plots du flipper représentent notre réseau de neurones.

cerveau-flipper

 

Par conséquent, à l’intérieur de notre cerveau, réfléchir serait semblable à une partie de flipper. Ce qui différencie la pensée concentrée de la pensée diffuse est l’espacement des plots. En phase concentré, il y a une très forte densité de plots, du coup la balle a tendance à rester dans le même secteur, à l’inverse en phase diffuse, les plots sont bien plus éloignés les uns des autres, du coup la boule (notre pensée) peut facilement passer d’un bout à l’autre du flipper (notre cerveau).

Pour résumer, le mode diffus nous permettra de voyager bien plus loin dans notre esprit, accéder à des zones cachés mais il ne nous permettra pas de résoudre un problème concrètement, pour cela il faudra repasser en mode concentré.

Le danger du mode concentré est lui de rester bloqué dans une zone, un territoire mental qui ne contient pas la solution. Une expression qu’on entend souvent en anglais est « Thinking outside the box » , qui signifie penser différemment, changer de perspective. Et bien le meilleur moyen de réussir cela est de passer en mode diffus.

Vous commencez maintenant à parfaitement comprendre les enjeux. Pour réfléchir de manière réellement efficace, il faut constamment alterner entre ces différents modes. Comprendre et appliquer (car on ne comprend réellement quelque chose que lorsqu’on l’applique) cette idée pourrait vous faire économiser énormément de temps et d’énergie car une des erreurs les plus communes est de rester concentré de manière obstiné et rigide face à un problème alors qu’il faudrait plutôt se détendre et laisser son esprit divaguer jusqu’à entrevoir de nouvelles possibilités.
Maintenant pour illustrer ce concept, je vais vous parler de la méthode de travail qu’utilisait Dali pour optimiser sa créativité. Il s’asseyait sur un fauteuil avec une cuillère à la main puis il se relaxait tout en laissant son esprit divaguer, au moment de s’endormir, sa main se relâchant, il faisait tomber la cuillère sur le sol, ce qui avait pour effet de le réveiller. Juste après il se mettait instantanément au travail. Le grand scientifique américain Thomas Edison utilisait presque la même méthode à la différence que lui utilisait plutôt son trousseau de clés.

Thomas Edison

 

Vous pouvez donc remarquer que ces grands esprits avaient de manière plus ou moins consciente mis en place des stratégies très concrètes pour alterner entre des états de pensées concentrées et des états de pensées diffuses.

A titre expérimental, je vous invite à faire le test chez vous. Essayer de décomposer vos séances de travail en tranches spécifiques. Exemple, vous pouvez décomposer chaque heure de travail en 2, 30 minutes en mode hautement concentré et 30 minutes en mode détendu où vous laisseriez votre esprit partir dans tous les sens. Pour ce deuxième temps, il n’est évidemment pas nécéssaire de rester devant son bureau, vous pouvez aller vous promener.

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