Top Menu

On va commencer par une question:

Qu’est ce qu’un fragment neuronal ?

Oui je sais, c’est un peu abrupte comme entrée en matière mais bon, vous verrez c’est essentiel pour la suite.

Un fragment neuronal est une connexion entre différents éléments de notre cerveau qui se fait lorsqu’on est concentré. C’est une entité nouvelle qui regroupe et en connecte d’autres déjà existantes.

Exemple : Apprendre le Français. Si vous êtes né au France et que vous entendez parler français autour de vous , des connexions se sont automatiquement mis en place dans votre cerveau pour vous permettre de comprendre et parler cette langue. Un chemin neuronal précis se met en place entre le mot « maman » et le visage de votre mère.

Une autre définition serait:

C’est un groupe de neurones qui sont habitués à travailler ensemble. De ce faite, traiter une information ou accomplir une action devient plus simple ,plus rapide et plus efficace.

Ca fonctionne pour la musique, la danse, les maths… l’ensemble des activités humaines.

La pratique et la répétition sont les clés pour former des fragments d’information.

Devenir expert dans un domaine se fait donc étape par étape. De petits fragments d’information deviennent de plus en plus importants, s’épaississent… jusqu’à devenir des autoroutes.

 

Comment former un fragment ?

Apprendre à jouer une chanson se fait petit à petit. Une première écoute nous permet d’avoir une vision globale et de former déjà de petits fragments qu’on va amplifier par la répétition. On va créer ainsi des fragments plus importants qui en regroupent de plus petits.Lorsqu’on apprend une langue, on commence par des mots puis on enchaine sur des phrases entières. Une bonne manière de créer les premier fragments est de commencer par un exemple.C’est ce qu’on fait en général dans les matières scientifique car la première approche d’un nouveau concept ou théorème peut être quelque chose de trop abstrait ou compliqué au premier abord.

Nous allons créer un terme « fragmenter« ou chunking (en anglais)  qui est l’acte de créations de chemins neuronaux.

En fonction de la discipline , c’est différent.

 

Les différentes étapes

 

Se concentrer sur l’information qu’on souhaite fragmenter, éliminer les sources potentielles de distraction pour permettre une concentration maximale durant cette phase cruciale.Dès le début de l’étude, on va commencer à créer de nouveaux motifs neuronaux.

Comprendre l’idée basique que l’on souhaite fragmenter. Comprendre le concept, l’idée. Que ce soit une recette de cuisine ou une formule mathématique, si l’élément en question est trop complexe pour être compris d’une traite, il peut être ici essentiel d’alterner des phases de réflexion concentré et des phases de réflexion diffuse comme nous l’avons déjà vu dans l’article consacré au sujet.Peut on fragmenter (ou apprendre) quelque chose qu’on ne comprend pas ? Oui mais ça serait inutile, c’est créer des routes qui mènent à rien.

Cependant, il ne faut surtout pas confondre compréhension et assimilation. Comprendre n’est pas suffisant. Il faut mettre en pratique et s’exercer pour assimiler une idée, un concept ou une technique.

D’où l’importance de savoir fermer le livre de temps en temps et de se tester soi même. Pouvez vous résoudre seul le problème que vous pensez comprendre. Comprendre comment fonctionne un avion n’implique pas forcément que vous soyez capable d’en construire un, de la même manière apprécier une peinture, ne signifie pas que vous êtes capable de le reproduire…

Il n’y a que par la pratique que l’on peut créer les circuits ou chemins neuronaux nécéssaire à la maitrise.

Contextualiser

Comprendre non seulement comment mais aussi quand et ou. Un chemin neuronal est comme un outil, il est utile de savoir l’utiliser certes mais il est aussi essentiel de comprendre le contexte dans lequel il faut l’utiliser ou ne pas l’utiliser : ex : technique de combat. L’assimilation se fait par 2 processus , un qui vient du haut par l’apprentissage et qui nous donne une compréhension générale du concept et qui un viendrait du bas et qui correspondrait à la pratique, à la répétition.

Les 2 processus sont vitaux à toute assimilation et maitrise.

Comprendre= comment

Contextualiser= quand

Exemple :

Avant de lire un court théorique ou un tutorial, il est utile dans un premier temps de survoler le cours en lisant juste les titres des différentes sections , certains schémas… cela va nous permettre de nous faire une image globale de la chose qu’on souhaite assimiler. Après seulement , on peut commencer à lire de manière précise chaque ligne. C’est en général quelque chose qu’on fait naturellement. Comprendre comment les différents fragments qu’on va essayer d’assimiler sont reliés les uns aux autres.

CCP

concentration, compréhension, pratique

C’est la clé de l’assimilation de toute information ou technique.

Importance des rappels

La remémoration (Action de se remettre quelque chose en mémoire) est plus importante que la relecture. Essayer de mettre en pratique à partir de ce qu’on a retenu est plus utile que de simplement relire une information.Le processus de rappel en lui même influe sur le processus d’assimilation (de création de chemins neuronaux) de manière drastique. Il est bien plus important que le processus de simple relecture.

La relecture n’a de sens et n’est utile que si on laisse un certain temps s’écouler.

Le danger d’une relecture fréquente ou d’un accès trop facile à l’information (par google par exemple) est la mise en place d’une illusion de compétence. Ce n’est pas parce que nous avons accès facilement à une information que nous l’avons assimiler. Il faut donc rester vigilant face à cette dérive.

Une bonne manière de s’assurer qu’on est bien entrain d’assimiler quelque chose et non de simplement se remplir d’illusions de compétences est de se mettre fréquemment à l’épreuve. Est on capable seul de mettre en pratique ce que nous avons appris. C’est aussi l’occasion de faire un travail de remémoration. Dans ce contexte , faire des erreurs n’est pas grave, au contraire, on assimile encore mieux à force de se corriger.

 

 

Une astuce pour mieux assimiler est d’effectuer votre phase de rappel dans un environnement différent de celui où vous étiez au moment de la phase d’apprentissage. Car, en réalité on a tendance naturellement à créer des micros connexions entre des idées , des mots et des éléments physiques, sensorielles ou auditifs autour de nous. Si par exemple votre objectif est d’apprendre par coeur un poème de Baudelaire, si vous effectuez la première phase d’apprentissage dans votre bureau, il serait utile de faire la phase de rappel dans un endroit totalement différent comme sur le banc d’un parc.

Ainsi les mots du poète que vous aurez gardé en tête ne pourront pas être seulement reliés à des éléments physiques présents autour de vous lors de la phase d’apprentissage. Et si lors d’un examen, qui par définition se déroulera dans un lieu tiers, vous avez besoin de le ressortir, ca se fera de manière bien plus simple car il a été travailler dans différents environnements et n’est pas dans votre cerveau relié à un lieu en particulier. On devient alors indépendants des indices environnementaux.

 

Accumuler des circuits neuronaux sur un sujet nous rend bien plus compétent et créatif sur le sujet en question. Et par extension sur d’autres sujets aussi puisqu’on peut facilement faire des liens, trouver des similitudes (ex entre la cuisine et la chimie…). Posséder une bonnes librairie de circuits ou fragments neuronaux nous permet de facilement comprendre et résoudre un problème. En mode diffus, on peut aussi plus facilement créer des liens entre différents fragments et créer des solutions nouvelles.

 

 

 

About The Author

Leave a Reply

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

You may use these HTML tags and attributes: <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <s> <strike> <strong>

Close