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Les spirales

Notez que, plutôt que de voir nos comportements simplement comme des cercles vicieux ou vertueux, il existe une image encore un peu plus forte. Cette image, c’est la spirale.

Visualisez une spirale… Qui démarre petit mais grossit de plus en plus, et de plus en plus… C’est une image plus juste car c’est en général ce qu’il se passe avec nos comportements, positifs ou négatifs : ils démarrent petits et gagnent en amplitude. Tant qu’ils sont petits, il est en général facile de tuer la poule dans l’œuf. Mais, lorsque la machine s’emballe, cela semble difficile voire impossible à contrôler. La spirale devient tornade!

Gardez donc cette image de spirale en tête. Une spirale descendante, négative, qui nous entraîne vers le bas… Et une autre, une spirale montante, positive, où nous donnons le meilleur de nous-même.

Nous allons maintenant voir une série de concepts et de techniques pour reprendre le contrôle sur nos cercles vicieux comme vertueux.

Vivre consciemment

Commençons par une qualité qu’il faut développer parce qu’elle nous aide à adopter une attitude positive et pro-active, plutôt que négative et réactive.

Cette qualité, c’est le fait de vivre consciemment.

Alors, qu’est-ce que c’est, « vivre consciemment ». Vivre consciemment, cela se compose de trois aspects :

L’honnêteté

Premièrement, savoir où nous en sommes, honnêtement.

Si nous voulons nous rapprocher de nos objectifs il est essentiel de savoir où nous en sommes, sans quoi nous ne saurions pas dans quelle direction avancer. Cela peut sembler évident, pourtant, il est souvent tentant de se voiler la face pour préserver notre égo ou pour préserver les apparences. Si cela fait du bien momentanément, c’est en revanche une mauvaise stratégie à moyen et long terme. Ca ne durera pas. Tant que nous nous mentons à nous-mêmes sur où nous en sommes vraiment, il sera impossible de voir comment avancer. Ce déni de réalité n’est jamais une solution viable. La réalité finit toujours par nous rattraper et la fuir nous fait perdre notre temps tout en négligeant les opportunités réellement à notre disposition.

En général, la question d’accepter où nous en sommes revient à évaluer si nous avons un niveau débutant, intermédiaire ou avancé dans un domaine. Il s’agit en somme de voir, avec honnêteté : « quelles sont mes limites les plus importantes dans le domaine où je veux progresser? »

Par exemple, si je veux maîtriser le piano, rien ne me sert d’essayer de jouer des morceaux bien au-delà de mon niveau. Rien ne me sert, non plus, de jouer des morceaux bien trop faciles pour moi Non, ce qu’il me faut, c’est voir exactement où j’en suis et travailler à ce niveau. C’est là que se feront mes plus gros progrès. En travaillant, en somme, sur des défis que je peux relever.

Utiliser le feedback

Le deuxième aspect, c’est qu’il faut prêter attention au feedback

Qu’est-ce qui a fonctionné et qu’est-ce qui n’a pas fonctionné dans ce que j’ai fait jusqu’ici?

C’est aussi le fait d’être ouvert à la critique… Nous avons déjà vu le concept de feedback précédemment donc je ne vais pas trop m’étendre sur le sujet.

Choisir nos actions

Enfin, le troisième aspect, c’est le fait de choisir nos actions, plutôt que de subir.

Cela revient au concept d’être proactif plutôt que réactif.

Cultiver ces trois aspects : Voir où nous en sommes, utiliser le feedback pour avancer, choisir nos actions plutôt que de les subir. Ces 3 aspects permettent de vivre consciemment et d’être efficace.

Et, globalement, rien ne remplace la prise de conscience.

Vivre consciemment est essentiel pour sortir des cercles vicieux. Pour savoir ce qui les cause, ce qui leur a donné naissance et ce qui les entretient. Cette prise de conscience nous permet de sortir d’une logique perverse pour, à la place, créer les conditions du succès. Cela nous permet de vraiment travailler sur les options à notre disposition, plutôt que de nous perdre en suppositions.

Au-delà de ces qualités à cultiver, comment faire pour vivre consciemment?

La première chose à faire c’est de reconnaître les motifs qui se répètent. Quelles sont les comportements indésirables que vous répétez régulièrement? Cela peut être une mauvaise habitude qui vous poursuit tous les jours. Cela peut aussi être un comportement négatif que vous répétez par période et qui vous dessert.

L’autre grand bienfait qu’il y a à vivre consciemment, est que cela libère une quantité énorme d’énergie! Nier les choses, nier nos problèmes, nier ce que nous voulons vraiment, nous coûte énormément en énergie. Vivre consciemment, à l’inverse, nous permet de voir la réalité en face et de voir qu’elle est toujours moins terrible que notre imagination ne nous le faisait croire. En somme, quand nous arrêtons de nier la situation dans laquelle nous nous trouvons, nous libérons notre énergie pour régler nos problèmes définitivement au lieu de juste les masquer temporairement.

ZONE D’INFLUENCE ET ZONE DE PREOCCUPATION

Dans son best-seller « Les 7 habitudes de ceux qui réalisent tout ce qu’ils entreprennent », Steven Covey introduit un concept extrêmement intéressant. C’est celui de la distinction entre zone d’influence et zone de préoccupation. On peut les voir comme deux cercles concentriques, l’un imbriqué dans l’autre. Pour voir le schéma, référez-vous au support de formation.

La zone d’influence correspond à toutes les choses sur lesquelles nous pouvons agir. Notre corps, nos pensées, le moment présent. Le travail que nous pouvons accomplir aujourd’hui avec nos compétences actuelles. Le fait de pouvoir aller voir quelqu’un et lui parler. Le choix de la nourriture que nous allons consommer. La manière dont nous allons passer notre temps. Et ainsi de suite.

La zone de préoccupation, elle, correspond à tout le reste. Toutes les choses auxquelles nous pouvons penser mais qui ne se situent pas sous notre contrôle direct. Par exemple, notre passé, le travail dont d’autres personnes s’occupent. Ou bien, ce que les gens peuvent penser de nous. Le temps qu’il fera demain! La guerre à l’autre bout du monde… Et ainsi de suite.

Ce qu’il est intéressant de voir, c’est la quantité de temps que nous passons dans chacune de ces zones. Le piège, évidemment, et nous sommes tous tombés dedans à un moment ou à un autre… Ce piège : c’est de passer TROP de temps dans notre zone de préoccupation.

Passer la journée à se demander ce que les autres pensent de nous ne changera pas leur opinion de nous.

Passer la journée à songer au journal télévisé de la veille ne changera pas la situation politique ou économique.

En somme, tout le temps que nous passons à rêvasser à des choses qui ne dépendent pas de nous est du temps perdu. Notez, au passage, que cela ne veut pas dire qu’il n’y a pas de place dans la vie pour le rêve ou l’imagination – il y en a – cela veut juste dire qu’il est tentant mais *risqué* de perdre un temps précieux à penser à des choses qui ne dépendent pas de nous.

Il est important d’observer nos propres pensées pour savoir où nous en sommes : passons nous la majorité de notre temps à penser à des choses qui dépendent de nous? Des choses sur lesquelles nous pouvons agir, sur lesquelles nous avons un impact réel et mesurable ?

Ou bien, passons nous une majorité du temps à considérer des choses sur lesquelles nous n’avons qu’un très lointain et hypothétique moyen d’agir? Des choses sur lesquels nous n’avons qu’un impact imaginaire ou espéré, et non pas REEL.

Plus nous passons de temps dans notre zone de préoccupation et plus les choses nous semblent distantes et immuables. Il nous semble impossible que les choses puissent changer et, effectivement, avec une telle vision du monde, il nous devient très difficile d’agir. Lorsque nous nous concentrons sur des choses qui ne dépendent pas de nous, tout finit par nous sembler impossible!

A l’inverse : plus nous passons de temps dans notre zone d’influence, plus nous avons d’impact sur notre vie. Plus il devient, aussi, facile d’agir! Cela devient alors une habitude. Nous entrons, alors, dans un cercle vertueux. Tout finit par nous sembler possible – y compris des choses qui semblaient impossibles par le passé.

Il y a une citation qui illustre très bien ce phénomène :

« Donnez-moi la sérénité d’accepter les choses que ne je peux pas changer,

Le courage de changer celles que je peux,

Et la sagesse de savoir faire la distinction entre les deux. »

Les trois éléments de cette prière se complètent les uns les autres. D’abord, accepter ce qui ne dépend pas de nous nous soulage et nous libère de l’énergie. Ensuite, nous pouvons utiliser cette énergie pour agir. Enfin, faire preuve de discernement entre les deux est essentiel, pour nous concentrer sur les bonnes choses, celles susceptibles de porter leurs fruits, et ne pas gaspiller notre temps avec les autres.

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